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histoirescourtes
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voici des histoires courtes de tout genre, de tous les styles, pour tous les goûts...
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Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
24.07.2006
Dernière mise à jour :
14.05.2008
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Jamais deux sans trois... dédicace à Margot chérie

Posté le 20.01.2008 par histoirescourtes
"N'ouvres jamais la porte à un inconnu!"
Qui n'a jamais entendu cette phrase stupide tant répétée par ses parents? Bien sûr, je n'échappe pas à la rêgle. Même encore aujourd'hui, alors que je suis en plein dans l'adolescence, j'ai droits à ce refrain.

Alors que je m'apprêtais à sortir les poubelles dehors, j'ouvris la porte, aperçus une voiture noire entrée dans la cours. Malgré le fort brouillard qui régnait dehors, je pus reconnaitre que ce n'était pas la voiture de mon père. Elle me paraissait plutôt inquiétante, menacante. Sans attendre de voir si quelqu'un allait en descendre, je refermais la porte, la verrouillait. Puis, je reculais de quelques pas et restait là. A attendre. Quoi? Je ne sais pas trop, je pensais que le conducteur essayerai d'entrer. Ce qu'il fit. La poignée s'agita soudain, mais la porte, étant fermée ne s'ouvrit pas. La peur m'envahit. Je courus aussi vite que possible dans toute la maison pour aller fermer l'autre porte qui menait sur l'extérieur. Qui que ce soit, je ne voulais pas qu'il rentre. Quand ce fut fait, j'essayais de regarder par la fenêtre pour essayer de voir la personne postée devant la porte. Mais il n'y avait personne dehors, et je ne distinguais personne dans la voiture non plus. Les vitres étaient fumées. La peur me saisissait un peu plus et ma gorge se noua quand une deuxième voiture entra dans la cour à son tour. Là non plus, je ne connaissais pas cette voiture, ce n'étais pas mes parents. Je reculais de la fenêtre. Les poignées des deux portes recommencèrent à bouger. Ils essayaient d'ouvrir. Mais je ne distinguais personne au dehors. Je paniquais, j'étais morte de peur. Aussitôt, une troisième voiture se fit entendre. Tous mes sens étaient en alerte. C'est alors que mon frère qui dormait au premier étage descendit les marches. Ils venaient de partir.
- Ils sont revenus? Me demanda t-il.
- Qui ça? Lui demandais-je le souffle coupé.
- Quoiqu'il arrive, ne les laissent jamais entrer dans la maison, sous aucun prétexte tu m'entends?
- Alors ça veut dire que j'ai bien agi n'est ce pas?
Il ne répondit pas, je répétais ma question:
- Alors ça veut dire que j'ai bien agi n'est ce pas?
Il ne réagit pas. Je me réveillais en sursaut, pleine de sueur. "Ce n'était qu'un rêve" me répétais-je à moi même. "Rien de plus qu'un rêve".
Mais voilà, j'entendis subittement le bruit d'une voiture entrer dans la cour, pourquoi s'inquiéter? C'est l'heure à laquelle rentre Papa tous les jours, d'ailleurs, c'est sûrement lui. Alors pourquoi mon coeur bat il à la chamade?
Ce n'était qu'un rêve, n'est ce pas?
La sonnette retentit. Je descendis les marches, me postai devant la porte. Ce n'était qu'un rêve n'est ce pas? J'entendais encore la voix de mon frère: "Quoiqu'il arrive, ne les laissent jamais entrer dans la maison, sous aucun prétexte tu m'entends?". Mais je n'ai pas à m'en faire, ce n'était qu'un rêve. Mais alors pourquoi Papa sonne t-il? Il n'a pas les clés?
J'ouvris...






--

Ya un monstre sous mon lit, dédicace à Gwendoline!

Posté le 24.06.2007 par Karine Marcé
A l'école, avec les copains, on a beaucoup parlé ce midi à la cantine. Mais pas de foot ou de filles! Ah non, on a parlé sérieusement! Une chose assez rare je dois avouer. C'est Michaël, mon meilleur ami, qui a lancé le sujet. Nous avons discuté sur les monstres vivant dans les chambres. Ca faisait un peu peur, je dois avouer, mais j'ai appris beaucoup de choses utiles, et j'en suis venu à la conclusion suivante; il y a un monstre sous mon lit!
- Souvent ils vivent sous les lits des enfants, commença Michaël, c'est pour ça que j'évite de laisser glisser des jouets sous mon lit, sinon, je ne les récupère pas! Le monstre me mangerait.
- Et comment on sait si sa chambre est habitée par un monstre? Demanda soudainement Théo, coupant Michaël qui allait reprendre sa phrase.
- Et bien il y a plusieurs signes. Mais déjà, tu ne vois jamais sous ton lit, il y a toujours des ombres très foncées qui le cache, même de jour. Mais en fait, ces ombres, c'est là où le monstre se cache, c'est pour ça qu'il faut faire attention. Aussi, des jouets disparaissent, ou changent d'endroits. Mais en fait, c'est le monstre qui les prends pour que tu viennes les chercher sous ton lit, et pour qu'il te mange. C'est un piège! Et enfin, la nuit, ton lit craque et tu entends comme des pas sur le parquet... C'est encore lui, toutes les ruses sont bonnes pour nous attirer! Mais les parents ne peuvent pas les voir, c'est ce qui les rendent si dangereux.

Et ainsi avait été lancé la discution qui dura tout le repas. Le soir, je rentrai, courus dans ma chambre. Ma petite voiture rouge avait disparut! Elle n'était plus sur le circuit automobile. Pourtant, j'étais certain de l'y avoir laissé, j'y ai même joué ce matin!
D'instinct, je regardai sous mon lit, et, malheur des malheurs, je ne voyais pas au dessous car il y avait beaucoup d'ombres, presque noires. La nuit tombait, je criai:
- MAMAAAAAAAAAAAN! MAMAAAAAAAAN Y'A UN MONSTRE SOUS MON LIT! MAMAAAAN!
Deux minutes après, Maman passa la porte, affolée.
- Que ce passe t-il mon chéri?
- Regarde, y'a un monstre sous mon lit! Même qu'il a prit ma petite voiture rouge pour me manger!
Maman me regarda, sourit. Elle me prit dans ses bras si chaleureux, me fit un gros câlin, m'embrassa, me sussura des petits mots doux pour me rassurer:
- Mais non mon chéri, les monstres ça n'existe pas, tu le sais bien! C'est encore ton frère qui t'a raconté ça? Lui, je vais lui dire deux mots! Mais il veut juste te faire peur, rien de plus! Et puis, tu sais bien que je te protegerai des monstres quoiqu'il arrive, allez, va te mettre en pyjama, on va bientôt manger.
Maman avait toujours les mots justent pour me rassurer. Je me mis en pyjama, allai manger, puis, ce fut le moment d'aller me coucher, et la peur me reprit. Je sautai sur mon lit afin de ne pas toucher le sol près de l'ombre. Maman vint me faire un bisou, me laissa, éteint la lumière.
Au début, je n'entendais rien, puis, j'entendis un bruit, ou plutôt deux. Deux petits bruits qui se suivaient successivement. C'était sûrement lui, le monstre. "boum boum". Mais que dois-je faire? J'ai peur! "Boum boum". Maman, j'appelle Maman. "Boum boum". Mais si elle se faisait mangé elle aussi? "Boum boum". J'étais terrifié, je n'osai même plus bouger. "Boum boum". Le bruit devint plus fort, plus rapide. "Boum boum". "Boum boum". Impossible de ne pas l'entendre, et il était juste en dessous de moi! "Boum boum". "boum boum". J'étais entortillé dans mes couettes, j'attendais un miracle, Maman, j'attendais Maman. "Boum boum". "Boum boum".
- MAMAAAAAAN, hurlais-je effrayé, MAMAAAAN IL EST LA, IL EST SOUS MON LIIIIT!
Maman accourut aussitôt, le bruit se tut de suite. Elle m'embrassa, me rassura, regarda même sous mon lit, me le fit montrer.
- Tu vois, il n'y a rien mon chéri! Rendors toi.
Elle me borda, m'embrassa, ressortit de la pièce, éteint la lumière, ferma la porte.
Puis, les bruits revinrent d'eux même. "Boum boum". "Boum boum". Mais pourtant il n'y avait rien, Maman me l'avait dit, et Maman ne ment jamais! "Boum boum". "Boum boum". Je pris mon courage à deux mains, alluma ma lampe de chevet, elle éclairait très faiblement. "Boum boum". "Boum boum". Je descendis de mon lit, me pencha pour regarder dessous. Les bruits cessèrent. Un silence pesant s'installa. D'abord, rassuré, je ne vis rien. Puis, deux yeux sintillant apparurent, comme des yeux de felins brillants dans la nuit. Je voulus crier mais rien ne sortis de ma bouche. Tout se passa très vite. Je sentis une main me saisir le bras, m'emporter sous mon lit. J'étais pétrifié, je ne bougeais plus. Je restai immobile. J'entendis un bourdonnement. Je fermais les yeux. J'entendis un grand bruit. Je sentis un piccotement au niveau de la poitrine. Je crus même apercevoir mon petit coeur dans la main du monstre. Je fermai les yeux. Inanimé.

Le lendemain, on retrouva le corps du petit garçon pendu au dessus de son lit. Il avait une cicatrice au niveau du coeur. Comme si quelqu'un le lui avait arraché pour le lui recoudre ensuite. Quelqu'un? Ou Quelque chose? Enfin, ce n'est qu'une histoire après tout. Les monstres sous les lits n'existent pas. Enfin, je crois...

Fais moi peur... dédicacée à Sylviane

Posté le 27.05.2007 par Karine Marcé
De tout temps halloween a toujours été un jour où certains cherchent les frissons, la peur, l'angoisse... Espèrent voir apparaître quelques fantômes, des monstres... Ils auraient peur mais trouveraient ça normal. Oh bien sûr on en voit. Pour la plupart ils ont entre 10 et 15ans et déguisés en vampires, sorcières et zombies ils cherchent des bonbons allant dans toutes les maisons du quartier! Mais il ne s'agit pas de ces monstres là dans cette histoire...


Un groupe d'ami. Un bois loin de la ville. Un feu de camp. Quelques histoires. La soirée commence...
- Et ainsi fini l'histoire de Jack l'éventreur...
- Ca fait peur, gémit Charlotte...
- Oui c'est ça qui est marrant! Répliqua Sébastien.
Charlotte commençait à vraiment avoir peur ainsi que les autres filles du groupe. Les garçons eux commençaient seulement à s'amuser. Tour à tour, chacun racontait une histoire. Tel était le but de cette soirée spéciale "Fais moi peur".
- Bon c'est mon tour, commença Marie, alors voilà, je vais vous raconter l'histoire du jeune Barnabé...
Le silence s'installa. Elle commença:
- C'est l'histoire du jeune Barnabé. Il était réputé pour avoir une réputation de petit délinquant de son village, mais jamais rien de méchant! Lui et ses parents tenaient une ferme et ils ne s'entendaient pas bien avec leur voisins qui étaient eux aussi fermiers! Un jour, trois des moutons de leur voisin disparurent mystérieusement, sans laisser aucunes traces... De suite, on accusa Barnabé d'y être pour quelque chose. Celui ci niat l'affaire, jurant de n'y être pour rien. Mais personne ne le crut et le chef du village déclara:
"- Dieu seul connait la vérité! Puisqu'il se dit innocent, il sera attaché à un arbre pendant trois jours, sans boire et sans manger! S'il est innocent, Dieu l'épargnera! Mais s'il est coupable, il mourra!"
- Sympa le type! Remarqua Cédric d'un air subtile.
- En effet, reprit Marie, je ne vous fais pas de dessin pour la suite... Sans boire et sans manger pendant trois jours, Barnabé mourrut! Et l'on retrouva les moutons volés chez leur propriétaire le lendemain de sa mort, tous trois égorgés! Avec leur sang avait été écrit sur la porte d'entrée: "Ceci n'est que le début de votre fin". Et à ce qu'il parait, lorsque l'on se promène dans la forêt et que la nuit commence à tomber, on peut entendre la voix de Barnabé criant son innocence. Et l'histoire dit qu'il s'attaquerait à tous ceux qui traverseraient sa forêt dans l'espoir de se vanger. Et pour conjurer le mauvais sort, et apaiser son esprit, il parait qu'il faut toucher un chêne dès qu'on en voit un car c'est sur un chêne qu'il a été condamné.
- Et ses voisins, qu'est ce qui leur est arrivé? Demanda d'une petite voix timide Charlotte qui avait trouvé refuge auprès de Sébastien.
- Leur moutons furent un jour retrouvé brûlés vifs par un temps pourtant pluvieux. Et quand à leur propriétaires, tous deux furent égorgés dans leur sommeil, mais pour autant, leur porte et aucunes de leurs fenêtre ne furent forcées!

Soudain, alors que Marie se tut quelques instants, un cri perçant se fit rententir provenant du coeur de la fôret.
- C'était quoi ça? Crièrent quelques filles dont Charlotte d'une même voix.
- On aurait dit quelqu'un qui criait, commenta Cédric à la fois amusé et effrayé.
- C'est sûrement Barnabé, s'exclama Charlotte, il va nous égorgés si on ne trouve pas vite un chêne!
- Du calme Chacha, ce n'était qu'une histoire rien de plus! Et c'était sûrement un bruit d'animal. Flippe pas comme ça!

La bande rigola, mais un deuxième cri plus perçant se fit entendre. Puis, plus rien. Le néant, le vide total, ou plutot, l'absence de bruit.
- Pourquoi on entend plus les grillons, demanda Charlotte affolée, que ce passe t-il? On va tous mourir!
Les garçons de nature plus fière et "n'ayant peur de rien" comme le disait si bien Cédric rigolaient les dents serrés pour ne pas montrer que eux aussi, ne trouvaient plus ça très drôle!
- Mais arrêtez d'avoir peur comme ça, les fantômes ça n'existent pas! Répétait sans cesse Marie.
Il y eu quelques approbations mais personne ne semblait vraiment convaincu. Sébastien reprit la parole pour détendre un peu tout le monde:
- De toute façon même si ça existe, nous on a rien à craindre, dans les films d'horreur, c'est toujours les blondes qui meurt en premier!
Tout le monde rigola, exceptée Charlotte qui était blonde depuis toujours. Mais un troisième cris ce fit entendre, plus perçant, et plus près que jamais...
Le groupe, paniqué, décica de rentrer dans la ville, abandonnant l'idée du feu de camps.
Tout le monde courrut. Très vite. Mais peut être pas assez.

Deux jours après, la presse à scandale parlait du meurtre d'un groupe d'adolescent le soir d'halloween. Tous semblaient avoir été égorgés et leur cadavres avaient été retrouvés près d'un chêne.
Mais quelques pages plus loin, figurait l'évasion d'un fou; "dangereux et armé!". De suite, le rapport entre le meurtre des adolescents et l'évasion du fou avait été fait. L'affaire était close. Le dossier aussi. Les parents n'avaient plus qu'à pleurer. Tout était rationnel.

Simple hasard ou explication paranormale?




Blood

Posté le 10.08.2006 par Karine Marcé
Nous sommes en 2006, et, depuis quelque temps, il se passe dans la charmante ville de Blood des choses étranges, inexplicables. Des gens disparaissent sans laisser la moindre trace, du moins, c’est ce que les gens de la ville pensent…

Rupert courrait très vite, il ne voulait pas que son père, répondant au nom de James, le rattrape, il lui en voulait trop qu’il lui ait mentit.
- Rupert attend moi, criait James en essayant de rattraper son fils dans l’immense parc d’attraction qu’offrait la ville de Blood, je peux tout expliquer !
Mais Rupert ne voulait rien entendre, il en avait déjà assez entendu. Il courrait aussi vite que ses petites jambes le lui permettait. Il ne savait pas encore où il allait, mais il voulait être loin, loin de lui et de tous les problèmes qu’il lui apportait. Du haut de ses six ans, Rupert était déjà un grand sportif et malgré sa petite taille d’enfant, son père avait un mal fou à le suivre.
Rupert, slalomait entre les gens qui venaient tranquillement visités le parc d’attraction, il allait à droite, à gauche, bougeait dans tous les sens et se faufilait sans mal tandis que son père, n’arrivant pas à en faire de même, se voyait obligé de bousculer les gens sans ménagement pour enfin pouvoir rattraper son chérubin.
Après avoir finalement quitté la foule, Rupert s’arrêta de courir un instant pour reprendre son souffle, il n’apercevait plus son père. Il n’entendait plus rien, juste un léger bourdonnement provenant du parc d’attraction. Il était assez loin.
Il entendit derrière lui un bruit sec, comme quelqu’un marchant sur des feuilles mortes. Rupert se retourna :
- Papa ? Demanda t-il effrayé.
Il n’entendit rien. Il réessaya :
- Papa ? Dit-il d’une voix plus faible.
Il vit une ombre se mouvoir derrière l’un des grands arbres qui l’entourait. Rupert, sans même attendre de savoir à quoi il avait à faire, courut à l’opposé. Mais, à peine eut-il bougé qu’il ne voyait plus rien, le silence était revenu, la mystérieuse chose avait disparue. Le jeune garçon se dit alors qu’il avait sûrement rêver, et, apercevant son père qui arrivait vers lui en courant, Rupert reprit sa course.
- Rupert, arrête toi, maintenant je ne te le demande plus je te l’ordonne ! Criait James.
- M’en fiche de ce que tu me dis, d’abord, je ne suis plus ton fils !
- Rupert, reviens par ici c’est dangereux !
- M’en fiche, sa pourra jamais être pire qu’avec toi !
Le petit garçon aperçut alors une petite cabane. Il y courut, entra à la volée et ferma la porte à clé juste devant le nez de son père. Il ne prit même pas soin de regarder ce qu’il y avait dans la sombre petite pièce dans laquelle il venait d’entrer et resta le nez collé à la vitre de la porte, seule chose qui le séparait de son père.
James, de son coté, sachant qu’il était en tort, resta lui aussi immobile devant la porte, regardant son fils, attendant sagement qu’il veuille bien sortir. Il voulut reculer un peu de la porte et mis le pied dans une immense flaque. James baissa les yeux, il s’agissait d’une flaque de sang… laquelle coulait depuis derrière la porte où s’était réfugié son fils quelques minutes plus tôt. Il paniqua :
- Rupert, sort tout de suite de cette cabane !
Le petit garçon, qui n’avait pas encore remarqué l’immense flaque de sang dans lequel il baignait, déclara qu’il ne sortirait pas.
- Rupert, sors de cette cabane tout de suite, elle est remplie de sang ; de sang humain !
Le jeune garçon qui commençait à paniquer tâta de ses mains cherchant un interrupteur. Il s’entait au contact de ses mains un liquide collant mais cependant inodore. Quand il trouva enfin l’interrupteur, il alluma et poussa un cri perçant.
Le sol était jonché d’une immense flaque de sang rouge vif, quand aux murs, on aurait dit que quelqu’un avait utilisé le sang qui recouvrait le sol pour les peindre.
Devant ce spectacle écœurant, le petit garçon resta comme figé, ne pouvant plus bougé, n’entendant même plus les cris de terreur de son père.
- Rupert, ouvre la porte ! Défais le cadenas !
Mais Rupert n’entendait plus rien, il voyait juste son père s’agiter par le carreau, il était terrorisé. James qui continuait de gesticuler dans tous les sens essaya tant bien que mal de rassurer son fils, immobile derrière la porte, quand, à sa plus grande surprise, James aperçut une ombre filer à toute vitesse derrière le dos de son fils. Il cria plus fort, mais son Rupert ne l’entendait plus, il était sous le choc.
Toutefois, en reprenant ses esprits, Rupert sentit une respiration haletante dans son dos, il se retourna lentement, incapable d’émettre le moindre son. James plissa les yeux, mais il ne voyait rien, juste une forme noire toute dégoulinante.
Il entendit les cris de son fils retentir, James essaya de défoncer la porte, mais sans grand résultats. Les cris perçant de son fils retentissaient de plus en plus fort et James n’essayait même pas de regarder ce qui se passait par la fenêtre, il ne pensait plus qu’à ouvrir cette satanée porte. Il l’enfonça une deuxième fois, mais rien, elle ne bougeait pas. Puis, alors qu’il s’apprêtait à l’enfoncer une troisième fois, il n’entendit plus rien, ce fut le silence total. James essaya de s’approcher de la vitre, doucement, puis, quand il voulut regarder à l’intérieur, une petite main ensanglantée se colla à la vitre. Puis, James la vu glisser. Il y eut un « ploc ». C’était le bruit de la main du petit garçon qui tombait dans son propre sang. James, dans un cri mélangé entre la tristesse et la terreur, enfonça la porte une troisième fois, celle-ci s’ouvrit à la volée.
Il regarda aux alentours, le monstre avait prit la fuite par un battant de la porte qui se trouvait à en face de la première. Puis, il s’obligea à regarder par terre, il ne vu d’abord que du sang et aucune trace de son fils. Alors, il se mit à quatre pattes et commença à tâter à l’aveuglette pour trouver quelques indices lui indiquant où se trouvait Rupert. Il chercha, son visage inondé de larmes. Puis, il sentit quelque chose, il le saisit, le sortit de l’immense flaque de sang. Il s’agissait de la main de son petit garçon…
C’est tout ce qu’il avait pu retrouver, une main. Quand au reste, il ne savait pas ce qu’il en était advenu. Est-ce que la créature avait dévoré son fils ? Ou est-ce qu’elle l’avait emmené avec lui et il se pourrait qu’il soit toujours en vie ?
A ces deux questions, James n’eut jamais de réponse. Un moi plus tard, on l’avait interné dans un hôpital psychiatrique.



Interdit

Posté le 24.07.2006 par Karine Marcé
« - Ne monte pas l’escalier Aymeric, je te l’interdit ! C’est un endroit uniquement réservé à Maman !
- Maman, qu’est ce qu’il y a là-haut ?
- Des choses que ne doivent pas voir un petit garçon. Là-haut, c’est l’enfer ! Et si tu y vas alors que tu n’y es pas invité, Maman aura de gros problèmes. C’est ça que tu veux ?
- Non Maman.
- Alors sois sage et reste en bas mon chéri !
- Oui Maman ! »
A chaque fois, c’était toujours la même chose, dès que je m’approchais trop près de « l’escalier ». Pourtant, plus Maman insistait pour ne pas que j’y monte, plus ma curiosité était éveillé. Qui y avait là haut pour que Maman ne veuille pas m’y laisser monter ? Je m’imaginais des tas de choses dans mes rêves. Que Maman était une justicière de sang froid qui combattait les méchants et que là haut c’était sa base secrète qu’elle m’interdisait d’entrer pour me protéger. Ou bien alors qu’elle était une sorcière et qu’elle concoctait des potions magiques et que je ne devais pas y aller de peur que je ne renverse une potion dangereuse. Je m’imaginais pleins de choses !
J’étais petit, je n’avais alors que six ans, Maman était partit, et la nourrice, qui avait reçu pour ordre de ne pas me laisser monter, c’était endormie. Je jouais au ballon, mais en le lançant trop fort, celui-ci avait atterrit au pied de l’escalier. La tentation alors trop grande, je laissais mon ballon, montais les marches une à une, le souffle haletant, redoutant ce qui allait apparaître à mes yeux à l’instant où j’aurais atteint le seuil de la porte que j’apercevais alors, restée entrouverte ! Je continuais ma progression, lentement mais sûrement. Il ne me restait plus que trois marches. Deux. Une. Je pus déjà apercevoir par la porte une faible lumière, je me penchais et vu l’ombre d’une forme humaine sur le mur passer à toute vitesse. Impossible, il n’y avait personne là-haut, je l’aurais su, c’était impossible. Je tendis la main pour ouvrir malgré tout la porte en grand, je voulais avoir le cœur net de ce que je venais de voir. Je posai la main sur la poignée quand une voix me prit de cour :
- Que fais tu là mon garçon ? Je croyais que ta Maman t’avait interdit de venir ici !
Et hop, en une fraction de seconde, j’étais retourné en bas, descendu par la nourrice. A ce moment précis, j’entendis la porte de là haut se claquer, j’aurais juré que c’était quelqu’un qui l’avait fermé, il y avait quelqu’un là-haut, j’en vais maintenant le cœur net. Quelqu’un où quelque chose !
Le soir quand Maman fut rentré, je m’étais fait drôlement grondé, elle n’est pas très compréhensive, Maman. Je lui avais alors dit que j’avais entraperçut une ombre là-haut, et à ce moment là, je l’ai vu explosé en sanglot, sans comprendre pourquoi. Elle avait peur de la personne qui était là-haut Maman ?
Le soir même, Maman était venu m’embrasser, plus de fois qu’à l’ordinaire, et elle me répétait qu’elle m’aimait. Elle était bizarre. Le lendemain, on l’avait retrouvé morte, « d’une crise cardiaque » disaient les médecins, mais moi, je suis sûr que c’est la chose qui est en haut qui la tué, mais c’était quoi, au juste, cette ombre ? Peut-être l’ais je seulement inventé, je suis fou ? Maman, je suis fou ?



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