divers
Posté le 16.03.2008 par histoirescourtes
Bonjour! Je me présente, je crois que nous ne nous connaissons pas. Je m'appelle Cristenne, je suis une danseuse à l'opéra de Paris. Enfin je suis; disons que j'étais. Si vous êtes venus ici dans le but d'une belle histoire, vous pouvez sauter celle-ci et lire la suivante, car elle ne répond pas à ce critère.
Je suis entrée dès toute petite à l'opéra de Paris, je devais avoir sept ans, peut être un peu moins, je ne sais plus trop. J'étais jeune, je ne savais pas ce que je faisais réellement, mais je savais une chose. Plus que tout, je voulais danser! Presque tout de suite après mon entrée dans cette prestigieuse école, j'ai commencé à me démarquer des autres, j'étais au dessus d'elles. J'étais plus gracieuse, plus belle, plus souple, j'avais cette petite chose qui me collait à la peau qui faisait que je dansais bien. Dès ce moment j'ai su que je serais une grande danseuse et que j'étais née pour ça.
J'ai passé la plupart de mon adolescence dans cette école. Oh bien sûr, étant meilleure que les autres, j'étais la préférée de mes professeurs. Ils étaient tous très fiers de moi. Ils n'arrêtaient pas de me répéter que je ferais de grande chose, de grands ballets, que mon nom serait connu de tous dans le domaine de la danse. Bref, j'étais promise à une grande carrière et aux feux de la rampe.
Seulement voilà. Sans me vanter, je peux dire que j'étais de loin très belle. J'avais une silhouette grande, fine, musclée mais pas trop, de long cheveux bruns qui ondulaient, le teint légèrement mate. J'avais tous les garçons de Paris à mes pieds. J'étais belle, riche, je dansais mieux que les autres, que pouvais-je demander de plus?
J'avais extrêmement confiance en moi, peut être trop, et c'est ce qui m'a mener à ce que je suis aujourd'hui. Sans m'en rendre compte, j'étais devenue prétentieuse et je snobais même mes meilleures amies. Très vite, elles se sont détachées de moi, quelle importance? M'étais-je dis alors. J'ai toujours mon fan club de garçon. Et c'était vrai, du moins, je le croyais vrai. En fait, j'ai appris plus tard que eux non plus ne m'aimaient pas. Ce n'était pas moi qu'ils se disputaient à longueur de temps, c'était mon corps. Comment aurais-je pu le savoir? J'étais trop prétentieuse pour penser une chose pareil de ma petite personne.
Aussi, bien vite, je me suis retrouvée seule; trop seule! Je me suis alors raccrochée à la chose qui me restait; la danse! Je me suis mise à danser, à faire tous les castings qui me passaient sous la main, les réussissant casiment tous. De cette manière, j'ai pu graver les échellons plus vite que prévu, et je me disais que finalement, ne plus avoir d'amis étaient la meilleure chose qui me soit arriver. Comment ais-je pu être aussi stupide? Quand j'y repense, je me rend compte de toutes mes erreurs. Je les regrette bien sûr! Pourquoi faire? Puisqu'il est trop tard!
Vous vous demandez sûrement pourquoi je vous dis tout ça; vous avez hâte de savoir ce qui m'est arrivé. Bien sûr! Vous êtes comme tous les autres, vous aimez entendre les potins... Vous vous fichez bien du malheur des autres, vous vous dites que vous avez déjà assez de problèmes. Bien sûr, et vous avez raison. Pourquoi pleurer le sort de quelqu'un qui vous est totalement inconnu? Tout le monde s'en fou de toute manière. Et moi aussi! Je me fiche de savoir votre vie, je ne vous connais pas, vous non plus. Nous sommes quitte.
Voilà, j'étais à une représentation pour un ballet prestigieux, vous le connaissez sûrement. Une représentation du lac des signes. Bien sûr, j'étais la danseuse principale du ballet. J'étais heureuse ce soir là! J'étais belle, j'avais une carrière en or, j'étais riche, les hommes me désiraient. Je ne demandais rien de plus.
Et puis il y a eut cet accident. Je devais faire un grand jetté. Je suis mal retombée sur ma pointe. Je suis tombée. Les ambulanciers sont venus me chercher. J'avais mal, je n'arrivais plus à marcher. Ils m'ont amené à l'hôpital. Le docteur m'a osculté. Le lendemain, il m'annonçait que jamais plus je ne pourrais danser. Et là, ça a été le choc. Je lui ai demandé pourquoi, il m'a répondu avec un langage incompréhensible. En gros, que mon tendon était gravement atteint, depuis longtemps, et que ça avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Qu'ils allaient me mettre une tige dans le pied, mais que jamais plus je ne marcherai comme avant. J'étais condamné à boitter... à vie! J'ai hurlé de rage, hurlé de tristesse. Comment pouvaient ils m'enlever la seule chose qu'il me restait?
Bien évidemment personne, je dis bien personne n'est venu me voir à l'hôpital. Qui se préoccupait de ma santé? Mes parents? Je ne leur avait pas parlé depuis deux ans. Mes amis? Lesquels? Ceux d'il y a cinq ans? Mon petit ami? Je n'en ai jamais vraiment eu... J'étais seule, et sans rien.
Dès que la presse le sut, je fis les gros titre dans tous les journaux:
"La danseuse vedette du lac des signes prend son pied!"
"Une de tombée, une place libérée"
"Une carrière ruinée à cause d'un faux pas"
Vous l'avez compris, j'étais la risée des journaux, de tout le monde en fait. Mes camarades de l'opéra étaient ravis, une place c'était libéré, de la concurrence en moins. Les journaux avaient pu crier leur scandale. Ma chute semblait ravir tout le monde.
C'est à ce moment que j'ai compris toutes les erreurs que j'avais commises. La plus grosse était d'avoir cru que je pourrais danser toute ma vie.
Aujourd'hui, je suis à la NPE, je cherche désespéremment du travail. Je suis tantôt caissière, tantôt secrétaire, enfin secrétaire, disons que je porte une mini jupe et que je fais du café et des photocopies. J'ai une vie misérable. Et je n'ai toujours pas de mec. Qui voudrait d'une fille qui boite? J'avais bien sur pensé à mannequin, mais comment défiler étant donné mon état? Ainsi, vous l'aurez compris, ma vie est un cauchemar. Alors surtout, n'ayez jamais la prétention de vous croire plus fort que tout, parce que ce n'est pas vrai! On a toujours besoin de quelqu'un auprès de soi. Alors ne faite jamais la même erreur que moi, gardez vos amis près de vous.
Je ne vous demande pas de pleurer sur mon sort, juste d'en prendre conscience, savoir que c'est possible. Je vous remercie si vous m'avez écouté jusque là, moi, je ne l'aurais pas fait à votre place. C'est sur ces mots que je prends congé de vous. J'ai rendez vous avec la grande faucheuse. Vous la connaissez? Elle m'est devenue très proche depuis quelque temps. de toute façon, à qui pourrais-je manquer? N'essayez pas de me retenir jeunes cons! Essayer plutôt de vivre votre vie au lieu d'essayer de me sauver d'une mort inutile. Sur ce, je dois vraiment vous laissez.
Une semaine plus tard, à l'enterrement de Cristenne, tous ses amis étaient là ainsi que toute sa famille. Ils ne l'avaient pas oubliés, ils attendaient simplement des nouvelles de Cristenne, un mot d'excuse, simplement ça...
bon, je sais pas si cette histoire vous a plus. tout d'abord, je tiens à préciser que je l'ai inventer de toute pièce, il n'y a aucune biographie là dedans. Je voulais essayer de faire une histoire avec une héroine froide pour voir comment ça rendrait. Voilà, j'espère qu'elle vous a plus mon histoire! Bisous!
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Posté le 20.05.2007 par Karine Marcé
Je voulais parler d'un sujet nouveau. J'ai raconté pleins de choses, je ne savais plus quoi faire comme histoire. Et je me suis dit, c'est mon blog, alors pourquoi ne pas faire un flash back sur ma vie? Après tout... ça ferait une bonne histoire, nan? A vrai dire, je ne sais pas. J'espère, je me dis que peut être... j'essaies! tant pis, on verra bien!
Quand j'étais toute petite, on me disait que j'étais toujours mignonne. J'étais une petite fille charmante avec des petites couettes. J'avais un petit visage rond, j'étais mignonne!
C'est au primaire que ça a commencé à changer. Mon visage a grandi, je choisissais moi même mes vêtements, mais faute de goût, quand je revois les photos, je m'habillais très mal, je trouve! Ma mère dit que non, mais c'est ma mère, elle n'est pas objective. Il y avait un garçon que je trouvais très attirant, enfin, je crois. Mais maintenant que j'y repense, n'étais-ce pas plutôt pour avoir un préféré comme mes amies? Une sorte de mimétisme inconscient? Peut être bien... Quoiqu'il en soit, lui ne m'aimait pas, du tout! Au yeux des garçons j'étais "la fille la pire de la classe", la plus moche, la moins drôle, la plus mal fringué... Au yeux de mes amies, un groupe entièrement constitué de filles, j'étais une perle rare, une personne unique et je crois que toutes m'aimaient comme je suis. Il y en avait même qui c'étaient battues pour savoir qui resterait ma meilleure amie. Mais c'est souvent comme ça, le primaire!
Ensuite est arrivé, plus tôt que prévu, le collège! Les pires années de ma vie, je crois... Les problèmes ont commencé à débarquer, les complexes aussi. Je trainais avec des filles toutes super jolies, avec beaucoup de classe, d'allure, des bonnes notes sans travailler, des garçons à leur pieds... je les trouvais parfaites! Je voulais tellement leur ressembler. Mais j'avais le sentiment d'être en trop dans le groupe, je ne parlais pas beaucoup, je pensais souvent, dans mon coin, les écoutant par ci par là! Je voulais être comme elle, mais je n'y arrivais pas, je me contentais d'observer, de prendre des notes, pour plus tard... J'étais très mal dans mon corps, plus je me comparais à elle, plus je me rabaissais, et plus j'étais complexée. Je ne m'aimais pas du tout. Je faisais partie de ces filles que l'on qualifie de "thon"! J'ai eu deux ou trois brèves petits amis, au total, rien de sérieux et beaucoup de rateaux!
Puis, est venu dans ma vie, le lycée! J'ai du quitter toutes mes amies que j'admirais tant, tout reconstruire de moi même, mettre en pratique ce que j'avais si longtemps observé! Et ça a marché, j'ai trouvé des amis géniaux sans qui aujourd'hui je ne serais rien, des gens qui font toute ma vie, qui la remplisse, la comble de bonheur. Des gens qui m'aiment pour ce que je suis, avec mes défauts (et dieu sait si j'en ai beaucoup) comme avec mes qualités. Et ça, c'est pas rien! Si je devais décrire mes deux ans de lycée, je dirais que ça a été pour moi un moment où je me suis cherchée, j'ai cherché un style, celui qui me correspondait le plus. Je suis ainsi passé de vêtements flashis (un peu baba cool) à des vêtements plutôt standart, disons plus classique. Je pensais m'être trouvé mais pas encore tout à fait, cependant je sens que je me rapproche du but! Sinon, je me sens mieux dans ma peau et aujourd'hui je ne suis plus complexée, par rien (du moins, c'est ce que je crois car je ne m'assume pas encore entièrement)! Certains garçons me trouve jolie, mes anciens amis ne me reconnaissent plus "t'as vachement changé... mais que en bien jte rassure!!" me disent ils, ça me fait plaisir. Quelque part sa prouve que la fille dite autrefois "thon" disparait ou a entièrement disparu de moi. Et je dois dire que je ne le regrette pas. Aujourd'hui, je suis à la recherche du grand amour, je ne pense plus qu'à ça (trop?). Quoiqu'il en soit, le prince charmant ne semble pas décider à venir, mais je m'en moque, car je sais que quand je le trouverais, ce sera lui, le bon! (mais ne l'aurais-je pas déjà trouvé?)
Alors voilà, je crois que j'ai oublié pleins de choses, peu importe, c'est une histoire après tout! Vous en savez désormais un peu plus sur ma personne, du moins je crois... Merci à tous ceux qui me suivent!! Merci vraiment. Et encore merci à tous amis... mais surtout, encore pardon, pour tout!!
Posté le 24.04.2007 par Karine Marcé

Moi, je voudrais vivre dans un monde bisounours! Un monde où tout le monde se tiendrait par la main, où tout le monde s'aiderait, on tout le monde s'aimerait. Un monde où les méchants ne tueraient personne mais voleraient simplement des bonbons dans les supermarché. Et des gentils qui pardonneraient aux méchants. Un monde où les couleurs dominantes seraient le rose, couleur de l'amour; et le blanc, symbole de pureté et d'innoncence. Un monde où il n'y aurait que des couples, et jamais de rupture. Que de l'amour et jamais de haine. Que du bonheur et jamais de déprime. Que du soleil, jamais de pluie, mais toujours autant d'eau. De l'eau propre et pur que l'on pourrait boire à même les ruisseaux. Il y aurait des fleurs partout, les voitures ne pollueraient pas. Il n'y aurait pas de guerre, les hommes seraient des êtres pacifistes et bien attentionés. Ecologiste, de préférence. La planète Terre serait pure et belle. C'est ce monde que je vais rejoindre chaque nuits dans mes rêves. Un monde bisounours! Où tout est beau... Un monde parfait!
- Maman, pourquoi on ne vit pas dans un monde bisounours?
- Et bien, pour que cela arrive, il faudrait que l'espèce humaine disparaisse entièrement ma puce.
- Pourquoi est ce qu'on ne peut pas vivre sans faire de mal aux autres Maman? Pourquoi est ce si dûr de rester dans le droit chemin tout le temps?
- Parce que l'homme est une créature démoniaque et qu'elle n'aime pas le bien. Elle a au contraire été créé pour faire le mal. Elle est née à partir d'un péché... Tu sais, l'histoire de Adam et Eve que je te raconte le soir!
- Mais Maman, pourquoi alors y-a t-il des gens qui vivent en pensant au bien?
- Tu sais, même s'ils vivent en pensant à faire du bien, ils font aussi des choses mal, tout le monde en fait.
- Toi aussi tu fais du mal Maman?
- Comme tout le monde.
- Et Papa aussi?
- Oui.
- Mais alors, pourquoi vivons nous?
- Pour mieux nous détruire...
Posté le 02.04.2007 par Karine Marcé
Allongée sur mon lit, je pensais à pleins de choses, à Greg, mon petit ami, que j'allais voir ce soir. Une soirée en sa compagnie est forcément une soirée réussie! Oh, 21h45! Zut je suis en retard! J'attrapai la première veste qui passait par là, fis une "pause miroir" afin de me remettre du gloss, de me recoiffer, je dois être parfaite pour lui!
La sonnette retentit, je courus dans les marches, embrassai ma mère dans la volée, j'eus le droit à son spitch de dernière minute:
- Fais bien attention à toi, protêge toi avec Greg, tu sais que si tu as un problème, tu peux m'appeler à n'importe quelle heure, je laisse mon portable branché. Et fais bien attention sur la route, à la sortie des boîtes; ne consomme pas si tu conduis après, d'accord?
- Oui Maman, lui dis-je agacée par ce discours que je connaissais par coeur.
- Tu me le promets? Insista t-elle
Trop pressé de me jeter dans les bras de Greg, je lui répondis quelque chose comme:
- Oui je te le promets Maman, mais c'est bon, j'ai plus 15 ans tu sais! Lâche moi un peu, je suis une grande fille, je sais ce que je fais!! Ciao!!
- Ne rentre pas trop tard, tu sais que je dis ça pour ton bien parce que je t'aime...
- Ouais ouais! Dis je en partant voir Greg...
- Désolée, lui dis-je une fois dans la voiture, ma mère me faisait la morale...
- Ah toi aussi tu y as droit? Répondit-il simplement en rigolant
- Ouais!!
Après avoir attendu une heure devant la boite de nuit, nous y étions enfin. Tous nos amis étaient déjà là. Nous avons dansé, rigolé, bref, une sortie entre potes! Moi je ne demandais rien de plus pour être heureuse.
Un serveur se pointa, nous demanda ce qu'on désirait boire. Il y eut des: Vodka; Vokda orange; Smirnoff; Bièrre; Whiski-Coca. Quand ce fut mon tour, je ne su pas trop quoi dire, je lâchai timidement un "sprite". Tout le monde rigola, me titilla:
- Allez bois un peu, sa te fera rien...
- Ouais je sais mais j'ai promis à ma mère, et puis je conduis après...
- Ta mère? Elle est pas là, et elle en saura rien tu sais!
J'hésitai, puis, dit finalement:
- Une smirnoff s'il vous plait...
Tout le monde rigola, puis on se remit à danser, à boire, à rigoler... Je me sentais bien, c'est vrai qu'après tout un "sprite" à 19ans sa le fait pas...
A 3h55, tout le monde commença à fatiguer. Je proposai donc à Greg de le ramener, le pauvre ne tenait plus debout, il avait un peu forcer la Vodka...
Je pris le volant, bien entendu, allumai le contact, démarrai... Sur la route, je ne voyais rien de différent, finalement, on peut boire et conduire, la preuve, je suis maître de mon véhicule. La prévention, finalement, sa sert à quoi? c'est pour ceux qui ne savent pas conduire et puis Greg à raison, Maman n'en saura jamais rien de toute façon. C'est la première fois que ça m'arrive, sûrement la dernière, c'est bon, elle va pas m'engueuler pour ça!
Mais alors que j'étais plongée dans mes pensées, une voiture arriva en contre sens, juste en face de moi. Elle me fit des appels de phares. Je ne compris pas. Juste au dernier moment. Ce n'était pas elle mais moi qui étais en contre sens, je ne m'en étais même pas rendue compte. J'entendis Greg crier "attention", j'eus pour seul réflexe de tourner le volant afin d'éviter la collision, malheuresement pour nous, ce que je n'avais pas réaliser, c'est qu'il y avait un ravin en dessous. Il y avait heureusement pour moi, un murret pour nous empêcher de tomber plus bas. Le choc fut rude, je me rappelle brièvement d'une forte douleur à la nuque puis plus rien. Le coup du lapin je crois qu'ils appellent ça.
Je me réveillai de cette pénible nuit quatre jours après, à l'hôpital. La première chose que je vus, c'était ma mère, pleurant tous les larmes qu'elle pouvait. Paralisé à vie, c'est ce que disaient tous les médecins. Je repris quelque peu mes esprits, je ne pouvais plus bouger le cou, comment tout cela était-il arriver? Je ne le savais même plus.
- Et Greg? Demandais-je à ma mère dès que je trouvai la force de parler.
Ma mère me regarda avec un air triste, elle me dit simplement ceci:
- Je suis désolée...
C'en était trop pour moi. Je venais de perdre mon corps et mon amour en même temps, pour une ou deux smirnoff. Pourquoi je n'ai pas tout simplement écouté ma mère cette fois? Pourquoi ils m'ont dit de boire? Un sprite, c'est peu être ridicule, mais ça ne tue pas!
Je suis désolée Maman, je sais que tu ne voulais pas ça pour moi, je sais que tu voulais me protger, je sais... ... je le savais pourtant!
Posté le 01.09.2006 par Karine Marcé
Je marchais le cœur serré au coté de ma Maman, j’appréhendais de beaucoup ce qui allait ce passer, car aujourd’hui, c’était la rentrée des classes et il s’agissait de ma rentrée en collège. J’étais, depuis toujours, une petite fille timide qui ne se mêlait jamais aux autres et le fait d’être entouré de gens plus grands que moi me terrifiait. De plus, je ne connaissais personne, nous venions de déménager.
- Maman, je ne veux pas y aller, s’il te plait, je veux rentrer à la maison !
- Mais enfin ma chérie, tu ne peux pas, tu dois rentrer au collège. Tu vas voir, tu vas passer une merveilleuse année ici, tu vas te faire pleins d’amis très rapidement, tu vas voir !
- C’est aussi ce que tu disais pour mes rentrées au primaire !
Maman fut quelque peu dérouté par cet argument de taille, je n’avais jamais vraiment eu d’amis au cours de mon enfance. Tout simplement parce que je n’osai pas m’ouvrir aux autres, je n’osai pas allez les voir, et quand c’est eux qui venaient me voir pour me proposer une activité de groupe, je déclinais souvent l’offre, de peur de paraître ridicule.
- Voyons ma chérie, me répondit Maman quelque peu mal à l’aise, ce n’est pas vrai, et puis, tu es une grande fille maintenant, je suis sûr que tout va très bien se passer.
Je le regardai avec un regard agacé. Elle ne croyait pas un mot de se qu’elle disait, elle voulait juste se débarrasser de moi afin d’aller au travail ; comme toujours.
- Maman, commençais-je à lui dire d’une voix plaintive.
Cependant, je n’eus pas le temps de finir ma phrase, le proviseur arriva, commença à faire l’appel des noms dans les classes. Ma mère me regarda avec un grand sourire :
- Tu vas vite t’intégrer si tu fais un effort, tu vas voir, ça se passera bien cette fois.
- Sakura Kimonoto, appela de vive voix le proviseur.
Mes jambes se figèrent à l’entente de mon nom, tous les regards allaient être fixés sur moi à l’instant même où je bougerai. Ma mère me poussa légèrement, j’avançai doucement me frayant un chemin parmi la foule. Une nouvelle année commençait, et, je ne sus comment interpréter le faite que tout les élèves déjà présents me sourirent. Mais je ne me sentais pas rassurer, comme si leurs sourires avaient un sens cachés. Cela me fit tressaillir. Et quel était ce mauvais pressentiment que j’avais en leur présence ? Maman, ne me laisse pas… Pas encore…
Posté le 31.07.2006 par Karine Marcé
Il était tôt, l’après midi venait juste de commencer, et voilà que j’errai déjà dans les rues de cette immense ville. Je ne savais pas où j’allais, je marchais où bon me semblais, je ne travaillais pas aujourd’hui, comme tous les jours d’ailleurs. D’ailleurs, qui voudrait de moi dans son entreprise ? Je ne suis pas à la hauteur, tout ça parce que je n’ai pas l’allure.
Dans la rue, les gens ne me voient pas, passent devant moi sans un regard, me bousculent ; pour eux je n’existe pas. Les seuls qui s’aperçoivent de ma présence dans ce monde me fuient, ont peur de moi. Mais Pourquoi ? Parce que j’ai plusieurs piercing à l’arcade, à la bouche, aux oreilles, dans le nez, des cheveux roses et un tatouage à l’épaule gauche ? Mais suis-je pour autant repoussante ? Pourquoi les gens originaux sont ils si mal intégré dans cette société conformiste ? Pourquoi ce monde n’accepte t-il pas les gens différents ? Pourquoi ? C’est une question que je me pose tous les jours sans pour autant trouver de réponse. La seule façon pour moi de me faire intégrer c’est de me ranger dans le rang, de faire comme tout le monde. Mais je n’y tiens pas plus que cela, c’est mon look et je le garde, alors voilà, je suis rejetée de partout. C’est le prix à payer pour m’habiller comme je le veux. N’est ce pas triste ? Les gens ici sont tous très fier de leur monde actuel : « Nous sommes aux XXIe siècle, nous sommes évolué comparé à nos ancêtres… » Mais rien ici n’a évolué si ce n’est la technologie. Les mentalités sont toujours les mêmes ! Au moyen âge, on brûlait les gens « anormaux » parce que soit disant ils étaient des sorciers et des sorcières ; aujourd’hui, on les exclus de la société en ne leur laissant aucune chance de s’en sortir. Où est la différence ? Les gens réagissent toujours de la même façon envers les personnes qui ne font pas comme les autres, les gens « originaux » plus communément appelés « bizarres ».
Je ne sais pas quoi faire, je ne sais plus. Je commence à me lasser de dormir dans un appartement minuscule, poussiéreux et en mauvais état. Mais c’est tout ce que je peux me payer avec les indemnités du chômage. Il faudrait que je pense à me chercher de nouveau du travail. En Intérim, il ne regarde pas la tête du client, mais le travail à la chaîne est assez physique, et assez mal payer. Mais que faut il que je fasse à la fin ?
Et voilà que je marche, je marche, je ne sais pas où je vais mais qu’importe, je n’ai pas de but. Dans la vie non plus. Je suis une exclue de la société. Et je vois la vie passer et je continue à aller sans but. C’est cela vivre ? Mais peut-être qu’un jour je trouverai quelqu’un, un homme qui m’aimera pour ce que je suis, comme je suis et peut être qu’alors il me fera sortir de cette vie qui ne mène à rien. Ce serait formidable, mais qui peut aimer une fille comme moi ? Personne n’aime les punks…
Je marchai d’un pas un plus rapide à présent, et je ne regardais pas où j’allais quand, sans le vouloir, je bousculais quelqu’un ; un homme d’une trentaine année habillé avec un costard :
- Oh je suis vraiment désolé, balbutiais-je, je ne regardais pas où j’allais, je suis confuse…
Il me regarda en me souriant, c’était la première fois qu’un inconnu me souriait, cela me fit bizarre.
- Tout va bien, je vous assure, je ne mords pas encore les gens juste pour ça…
- Pourtant, il y a des gens qui m’auraient traité de tous les noms juste pour ça…
- Je ne suis pas de cela, je ne juge pas les gens sur leur apparence physique mais sur leur ce qu’ils sont à l’intérieur d’eux-mêmes…
Je le regardais en hochant la tête ; il se précipita d’ajouter :
- Je suis professeur de philosophie.
Nous avons continuez de parler brièvement de tout et de rien quelques minutes puis il conclut :
- J’aurais bien continué de bavarder avec vous plus longtemps mais on m’attend. Alors à un de ces jours sûrement. Mademoiselle ?
- Je m’appelle Namie !
- A un de ces jours Namie.
Et il partit sans même me dire le sien.
Depuis, je ne pense plus qu’a lui, pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a su être différent avec moi, qu’il a su me regarder sans me juger tout de suite, parce qu’il est différent. Et si je le recroise dans la rue, qu’est ce que je vais faire ? Seul l’avenir nous le dira…