Il était tôt, l’après midi venait juste de commencer, et voilà que j’errai déjà dans les rues de cette immense ville. Je ne savais pas où j’allais, je marchais où bon me semblais, je ne travaillais pas aujourd’hui, comme tous les jours d’ailleurs. D’ailleurs, qui voudrait de moi dans son entreprise ? Je ne suis pas à la hauteur, tout ça parce que je n’ai pas l’allure.
Dans la rue, les gens ne me voient pas, passent devant moi sans un regard, me bousculent ; pour eux je n’existe pas. Les seuls qui s’aperçoivent de ma présence dans ce monde me fuient, ont peur de moi. Mais Pourquoi ? Parce que j’ai plusieurs piercing à l’arcade, à la bouche, aux oreilles, dans le nez, des cheveux roses et un tatouage à l’épaule gauche ? Mais suis-je pour autant repoussante ? Pourquoi les gens originaux sont ils si mal intégré dans cette société conformiste ? Pourquoi ce monde n’accepte t-il pas les gens différents ? Pourquoi ? C’est une question que je me pose tous les jours sans pour autant trouver de réponse. La seule façon pour moi de me faire intégrer c’est de me ranger dans le rang, de faire comme tout le monde. Mais je n’y tiens pas plus que cela, c’est mon look et je le garde, alors voilà, je suis rejetée de partout. C’est le prix à payer pour m’habiller comme je le veux. N’est ce pas triste ? Les gens ici sont tous très fier de leur monde actuel : « Nous sommes aux XXIe siècle, nous sommes évolué comparé à nos ancêtres… » Mais rien ici n’a évolué si ce n’est la technologie. Les mentalités sont toujours les mêmes ! Au moyen âge, on brûlait les gens « anormaux » parce que soit disant ils étaient des sorciers et des sorcières ; aujourd’hui, on les exclus de la société en ne leur laissant aucune chance de s’en sortir. Où est la différence ? Les gens réagissent toujours de la même façon envers les personnes qui ne font pas comme les autres, les gens « originaux » plus communément appelés « bizarres ».
Je ne sais pas quoi faire, je ne sais plus. Je commence à me lasser de dormir dans un appartement minuscule, poussiéreux et en mauvais état. Mais c’est tout ce que je peux me payer avec les indemnités du chômage. Il faudrait que je pense à me chercher de nouveau du travail. En Intérim, il ne regarde pas la tête du client, mais le travail à la chaîne est assez physique, et assez mal payer. Mais que faut il que je fasse à la fin ?
Et voilà que je marche, je marche, je ne sais pas où je vais mais qu’importe, je n’ai pas de but. Dans la vie non plus. Je suis une exclue de la société. Et je vois la vie passer et je continue à aller sans but. C’est cela vivre ? Mais peut-être qu’un jour je trouverai quelqu’un, un homme qui m’aimera pour ce que je suis, comme je suis et peut être qu’alors il me fera sortir de cette vie qui ne mène à rien. Ce serait formidable, mais qui peut aimer une fille comme moi ? Personne n’aime les punks…
Je marchai d’un pas un plus rapide à présent, et je ne regardais pas où j’allais quand, sans le vouloir, je bousculais quelqu’un ; un homme d’une trentaine année habillé avec un costard :
- Oh je suis vraiment désolé, balbutiais-je, je ne regardais pas où j’allais, je suis confuse…
Il me regarda en me souriant, c’était la première fois qu’un inconnu me souriait, cela me fit bizarre.
- Tout va bien, je vous assure, je ne mords pas encore les gens juste pour ça…
- Pourtant, il y a des gens qui m’auraient traité de tous les noms juste pour ça…
- Je ne suis pas de cela, je ne juge pas les gens sur leur apparence physique mais sur leur ce qu’ils sont à l’intérieur d’eux-mêmes…
Je le regardais en hochant la tête ; il se précipita d’ajouter :
- Je suis professeur de philosophie.
Nous avons continuez de parler brièvement de tout et de rien quelques minutes puis il conclut :
- J’aurais bien continué de bavarder avec vous plus longtemps mais on m’attend. Alors à un de ces jours sûrement. Mademoiselle ?
- Je m’appelle Namie !
- A un de ces jours Namie.
Et il partit sans même me dire le sien.
Depuis, je ne pense plus qu’a lui, pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a su être différent avec moi, qu’il a su me regarder sans me juger tout de suite, parce qu’il est différent. Et si je le recroise dans la rue, qu’est ce que je vais faire ? Seul l’avenir nous le dira…
bon voilà petit article pour te prévenir que j'ai fais un lien pour ton blog dans mon blog sur le 2ème article :D
Jadore trop les histoires ke tu fait entièrement ok ac sabdra!!jtdr trop ma kaka à moi!
je te jure ke j'adore T histoires!!! jpourrè pa en fèr D comme ça moi!!
MDR, c'est a qui ses jambes?? en tout cas, c'est pas pour faire le pervers, mais on voit tout...