Posté le 14.05.2008 par histoirescourtes
Posté le 18.04.2008 par histoirescourtes

Voilà. Une journée de plus qui s'achève. Je rentre du boulot, j'attends le bus. Quoi de plus normal me direz vous? Je n'ai pas encore le permis. Je l'ai raté deux fois. Pas de chance! Me voilà dépendante d'une ligne de bus. En l'attendant, je n'ai rien d'autre à faire qu'observer les gens qui s'affolent autour de moi. Certains rentrent chez eux; d'autre se prépare à sortir je ne sais où. Probablement au cinéma ou chez des amis. La vie est routinière quand on n'a pas de but précis. J'observe attentivement un couple qui s'embrasse langoureusement juste sous mon nez. Ça m'écœure. Quant on est célibataire, on déteste voir les couples, car ils nous rappelle combien l'on est seul. Et lorsqu'on est en couple, et c'est mon cas, on les déteste encore plus. Pourquoi? Et bien parce que mon petit ami est flic, que ce soir il est de garde et que je le verrais pas avant demain soir! Mon cas est d'autant plus dramatique que je suis amoureuse. Mais quand je dis amoureuse, je devrais peut être préciser super amoureuse. Et honnêtement, il y a de quoi. Max est un petit ami merveilleux, le genre qu'on rêve d'avoir auprès de soi tous les jours. Déjà, il est beau! Un détail, mais un détail non négligeable. Après tout, les coups de foudre se basent bien sur le physique non? Bon, bien sur, il n'y a pas que ça. Ensuite, il est attentif, il m'écoute toujours quand j'ai quelque chose à dire, et peu importe ce que je lui raconte, il m'écoute! Aussi, il est extrêmement gentil, trop même! Il serait capable d'aider quelqu'un qui l'a déjà poignardé dans le dos. Oh, pas d'affolement, ce n'est qu'une expression! Ah, un élément important, il est digne de confiance. Un point important dans un couple, la confiance... Que dire d'autre? Il y a tellement de choses à dire que je ne sais même pas dans quel ordre les prendre. Il est doux, autant dans ces gestes que par sa façon de parler. Aussi, il ne juge pas les gens sur leur paraitre. Chose très rare de nos jours. Même moi, je n'ai pas peur de l'avouer. Après tout, pour prendre un exemple concret, on différencie bien les punk des gens BCBG non? A quoi les différencie t-on si ce n'est par leur allure? Bref, lui, il ne fait pas ça, ou alors s'il le fait, il n'en dit rien. Mais je pense plutôt la première option, il ne fait pas. Oh! J'allais oublier le point culminant, il est fidèle et n'ira jamais voir ailleurs! Vous en connaissez beaucoup vous des mecs qui refusent de mater ne serais-ce qu'une fille qui marche dans la rue? Bon, je sais. Vous devez vous dire que j'exagère, ou que c'est pas possible. Pour une raison qui m'échappe encore, vous refusez de croire ce que je vous raconte. Pourquoi? Parce qu'un homme parfait ça n'est pas dans les mœurs. Vous avez en tête qu'il a forcément un défaut, un énorme défaut qui fait tâche. Là, si je vous dis qu'il a été incarcéré pour meurtre il y a deux ans, vous serez satisfait. Vous vous direz; "Ah! J'en étais sûr". Mais désolé, je ne vous le dirais pas. Cet homme n'a aucun défaut sinon celui de m'aimer. Enfin, si c'est un défaut s'entend. Je me demande encore comment je suis arrivée jusque là...
Je regarde ma montre, 19h05. Le bus arrive dans deux minutes, j'ai encore le temps.
Bref, tout ça pour dire que ce couple qui s'embrasse là devant moi m'écœure, parce que mon chéri est loin de moi et que je ne le verrai pas avant demain soir. Bon d'accord, une journée c'est pas la mort, mais pour quelqu'un comme moi, si. Je ne sais pas si vous comprenez tout ce que je vous dis. C'est vrai que finalement un jour, c'est plutôt court, surtout quand on travaille toute la journée. Mais bon, que voulez vous? Si vous ne vouliez pas m'entendre me plaindre, vous n'aviez qu'à pas écouter ce que je raconte. Je m'ennuie cruellement, et ce bus ne veut décidément pas venir! Vous n'avez jamais remarqué, que c'est quand vous avez réellement envie d'être chez vous que le bus n'arrive pas? Et aussi, les jours où vous ne voulez pas rentrer, où vous prenez tout votre temps parce que vous redouter ce qui vous attend, vous ne trouvez pas que tout à tendance à s'arranger pour que vous arriviez le plus tôt possible? Bref! Je divague. De quoi je parlais déjà? Ah oui! Max... Un homme merveilleux. Mon premier amour! Parce qu'en fait, j'ai eu pleins d'aventures avant lui, et quand on est jeune, on pense tout savoir. Et effectivement, avant de le rencontrer, j'étais persuadée de tout savoir de la vie. Depuis que je suis avec lui, j'apprends tous les jours de nouvelles choses. Tout me parait différent en sa présence. L'amour a ce pouvoir étrange de pouvoir tout transformer. Ainsi, la gendarmerie, qui est un lieu qui m'a toujours fais horreur, me parait être un endroit merveilleux quand je passe devant. Pourquoi? Parce que je sais qu'il y est. J'espère que vous aussi vous connaissez ça... Ah! Voilà le bus!
Je me lève, prends mon sac. Fausse alerte. Ce n'était pas lui. Je me rassoit. A peine ais-je atteint le siège que j'aperçois mon bus. Je me relève directement. Je m'avance. Le chauffeur me fait signe qu'il ne s'arrête pas. "Problème technique je rentre au dépôt" est inscrit sur l'avant du bus. Génial! Je dois encore attendre le prochain, à savoir quinze minutes de plus. Je me rassois.
Le couple en face de moi m'observe. La fille rigole en me regardant, à moitié caché par son petit ami qui esquisse un sourire. Et en plus on se moque de moi, pourquoi? Parce que ça fais trois fois que je me lève pour rien. D'une je ne vois pas ce qu'il y a de si hilarant. Et de deux, ça m'énerve d'autant plus que c'est de moi qu'on se moque. Je lance un regard noir à la fille. Elle me voit. Regarde son petit ami. Lui glisse un mot à l'oreille. Ils s'en vont, main dans la main. Et moi, je suis encore plus écrasée, parce que je suis seule et parce que Max me manque. Je pense à nos retrouvailles demain soir, comment ce sera. Et là, ce sera mon tour d'énerver les autres, parce que nous serons deux. Et oui, triste réalité. Les couples énervent tout le monde. Les célibataires, parce que justement ils sont seuls, et les gens en couple qui ne sont pas avec leur partenaire au moment où ils croisent un couple. Mais je ne leur en veut pas, moi aussi j'ai détesté les couples, avant de rencontrer Max... D'ailleurs, je ne vous ai même pas dis comment je l'ai rencontré.
Zut! Cette fois, c'est bien mon bus! Je vous le raconterai la prochaine fois! Ne m'en voulez pas de vous laisser sur une fin aussi brutale. J'ai vraiment envie de rentrer. Mais ça n'est pas la fin. En fait, je dirais qu'il n'y aura jamais de fin à cette histoire. N'est ce pas le mot "toujours" qui rime avec "amour"?
Posté le 16.03.2008 par histoirescourtes
Bonjour! Je me présente, je crois que nous ne nous connaissons pas. Je m'appelle Cristenne, je suis une danseuse à l'opéra de Paris. Enfin je suis; disons que j'étais. Si vous êtes venus ici dans le but d'une belle histoire, vous pouvez sauter celle-ci et lire la suivante, car elle ne répond pas à ce critère.
Je suis entrée dès toute petite à l'opéra de Paris, je devais avoir sept ans, peut être un peu moins, je ne sais plus trop. J'étais jeune, je ne savais pas ce que je faisais réellement, mais je savais une chose. Plus que tout, je voulais danser! Presque tout de suite après mon entrée dans cette prestigieuse école, j'ai commencé à me démarquer des autres, j'étais au dessus d'elles. J'étais plus gracieuse, plus belle, plus souple, j'avais cette petite chose qui me collait à la peau qui faisait que je dansais bien. Dès ce moment j'ai su que je serais une grande danseuse et que j'étais née pour ça.
J'ai passé la plupart de mon adolescence dans cette école. Oh bien sûr, étant meilleure que les autres, j'étais la préférée de mes professeurs. Ils étaient tous très fiers de moi. Ils n'arrêtaient pas de me répéter que je ferais de grande chose, de grands ballets, que mon nom serait connu de tous dans le domaine de la danse. Bref, j'étais promise à une grande carrière et aux feux de la rampe.
Seulement voilà. Sans me vanter, je peux dire que j'étais de loin très belle. J'avais une silhouette grande, fine, musclée mais pas trop, de long cheveux bruns qui ondulaient, le teint légèrement mate. J'avais tous les garçons de Paris à mes pieds. J'étais belle, riche, je dansais mieux que les autres, que pouvais-je demander de plus?
J'avais extrêmement confiance en moi, peut être trop, et c'est ce qui m'a mener à ce que je suis aujourd'hui. Sans m'en rendre compte, j'étais devenue prétentieuse et je snobais même mes meilleures amies. Très vite, elles se sont détachées de moi, quelle importance? M'étais-je dis alors. J'ai toujours mon fan club de garçon. Et c'était vrai, du moins, je le croyais vrai. En fait, j'ai appris plus tard que eux non plus ne m'aimaient pas. Ce n'était pas moi qu'ils se disputaient à longueur de temps, c'était mon corps. Comment aurais-je pu le savoir? J'étais trop prétentieuse pour penser une chose pareil de ma petite personne.
Aussi, bien vite, je me suis retrouvée seule; trop seule! Je me suis alors raccrochée à la chose qui me restait; la danse! Je me suis mise à danser, à faire tous les castings qui me passaient sous la main, les réussissant casiment tous. De cette manière, j'ai pu graver les échellons plus vite que prévu, et je me disais que finalement, ne plus avoir d'amis étaient la meilleure chose qui me soit arriver. Comment ais-je pu être aussi stupide? Quand j'y repense, je me rend compte de toutes mes erreurs. Je les regrette bien sûr! Pourquoi faire? Puisqu'il est trop tard!
Vous vous demandez sûrement pourquoi je vous dis tout ça; vous avez hâte de savoir ce qui m'est arrivé. Bien sûr! Vous êtes comme tous les autres, vous aimez entendre les potins... Vous vous fichez bien du malheur des autres, vous vous dites que vous avez déjà assez de problèmes. Bien sûr, et vous avez raison. Pourquoi pleurer le sort de quelqu'un qui vous est totalement inconnu? Tout le monde s'en fou de toute manière. Et moi aussi! Je me fiche de savoir votre vie, je ne vous connais pas, vous non plus. Nous sommes quitte.
Voilà, j'étais à une représentation pour un ballet prestigieux, vous le connaissez sûrement. Une représentation du lac des signes. Bien sûr, j'étais la danseuse principale du ballet. J'étais heureuse ce soir là! J'étais belle, j'avais une carrière en or, j'étais riche, les hommes me désiraient. Je ne demandais rien de plus.
Et puis il y a eut cet accident. Je devais faire un grand jetté. Je suis mal retombée sur ma pointe. Je suis tombée. Les ambulanciers sont venus me chercher. J'avais mal, je n'arrivais plus à marcher. Ils m'ont amené à l'hôpital. Le docteur m'a osculté. Le lendemain, il m'annonçait que jamais plus je ne pourrais danser. Et là, ça a été le choc. Je lui ai demandé pourquoi, il m'a répondu avec un langage incompréhensible. En gros, que mon tendon était gravement atteint, depuis longtemps, et que ça avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Qu'ils allaient me mettre une tige dans le pied, mais que jamais plus je ne marcherai comme avant. J'étais condamné à boitter... à vie! J'ai hurlé de rage, hurlé de tristesse. Comment pouvaient ils m'enlever la seule chose qu'il me restait?
Bien évidemment personne, je dis bien personne n'est venu me voir à l'hôpital. Qui se préoccupait de ma santé? Mes parents? Je ne leur avait pas parlé depuis deux ans. Mes amis? Lesquels? Ceux d'il y a cinq ans? Mon petit ami? Je n'en ai jamais vraiment eu... J'étais seule, et sans rien.
Dès que la presse le sut, je fis les gros titre dans tous les journaux:
"La danseuse vedette du lac des signes prend son pied!"
"Une de tombée, une place libérée"
"Une carrière ruinée à cause d'un faux pas"
Vous l'avez compris, j'étais la risée des journaux, de tout le monde en fait. Mes camarades de l'opéra étaient ravis, une place c'était libéré, de la concurrence en moins. Les journaux avaient pu crier leur scandale. Ma chute semblait ravir tout le monde.
C'est à ce moment que j'ai compris toutes les erreurs que j'avais commises. La plus grosse était d'avoir cru que je pourrais danser toute ma vie.
Aujourd'hui, je suis à la NPE, je cherche désespéremment du travail. Je suis tantôt caissière, tantôt secrétaire, enfin secrétaire, disons que je porte une mini jupe et que je fais du café et des photocopies. J'ai une vie misérable. Et je n'ai toujours pas de mec. Qui voudrait d'une fille qui boite? J'avais bien sur pensé à mannequin, mais comment défiler étant donné mon état? Ainsi, vous l'aurez compris, ma vie est un cauchemar. Alors surtout, n'ayez jamais la prétention de vous croire plus fort que tout, parce que ce n'est pas vrai! On a toujours besoin de quelqu'un auprès de soi. Alors ne faite jamais la même erreur que moi, gardez vos amis près de vous.
Je ne vous demande pas de pleurer sur mon sort, juste d'en prendre conscience, savoir que c'est possible. Je vous remercie si vous m'avez écouté jusque là, moi, je ne l'aurais pas fait à votre place. C'est sur ces mots que je prends congé de vous. J'ai rendez vous avec la grande faucheuse. Vous la connaissez? Elle m'est devenue très proche depuis quelque temps. de toute façon, à qui pourrais-je manquer? N'essayez pas de me retenir jeunes cons! Essayer plutôt de vivre votre vie au lieu d'essayer de me sauver d'une mort inutile. Sur ce, je dois vraiment vous laissez.
Une semaine plus tard, à l'enterrement de Cristenne, tous ses amis étaient là ainsi que toute sa famille. Ils ne l'avaient pas oubliés, ils attendaient simplement des nouvelles de Cristenne, un mot d'excuse, simplement ça...
bon, je sais pas si cette histoire vous a plus. tout d'abord, je tiens à préciser que je l'ai inventer de toute pièce, il n'y a aucune biographie là dedans. Je voulais essayer de faire une histoire avec une héroine froide pour voir comment ça rendrait. Voilà, j'espère qu'elle vous a plus mon histoire! Bisous!
Posté le 20.01.2008 par histoirescourtes
"N'ouvres jamais la porte à un inconnu!"
Qui n'a jamais entendu cette phrase stupide tant répétée par ses parents? Bien sûr, je n'échappe pas à la rêgle. Même encore aujourd'hui, alors que je suis en plein dans l'adolescence, j'ai droits à ce refrain.
Alors que je m'apprêtais à sortir les poubelles dehors, j'ouvris la porte, aperçus une voiture noire entrée dans la cours. Malgré le fort brouillard qui régnait dehors, je pus reconnaitre que ce n'était pas la voiture de mon père. Elle me paraissait plutôt inquiétante, menacante. Sans attendre de voir si quelqu'un allait en descendre, je refermais la porte, la verrouillait. Puis, je reculais de quelques pas et restait là. A attendre. Quoi? Je ne sais pas trop, je pensais que le conducteur essayerai d'entrer. Ce qu'il fit. La poignée s'agita soudain, mais la porte, étant fermée ne s'ouvrit pas. La peur m'envahit. Je courus aussi vite que possible dans toute la maison pour aller fermer l'autre porte qui menait sur l'extérieur. Qui que ce soit, je ne voulais pas qu'il rentre. Quand ce fut fait, j'essayais de regarder par la fenêtre pour essayer de voir la personne postée devant la porte. Mais il n'y avait personne dehors, et je ne distinguais personne dans la voiture non plus. Les vitres étaient fumées. La peur me saisissait un peu plus et ma gorge se noua quand une deuxième voiture entra dans la cour à son tour. Là non plus, je ne connaissais pas cette voiture, ce n'étais pas mes parents. Je reculais de la fenêtre. Les poignées des deux portes recommencèrent à bouger.
Ils essayaient d'ouvrir. Mais je ne distinguais personne au dehors. Je paniquais, j'étais morte de peur. Aussitôt, une troisième voiture se fit entendre. Tous mes sens étaient en alerte. C'est alors que mon frère qui dormait au premier étage descendit les marches.
Ils venaient de partir.
- Ils sont revenus? Me demanda t-il.
- Qui ça? Lui demandais-je le souffle coupé.
- Quoiqu'il arrive, ne les laissent jamais entrer dans la maison, sous aucun prétexte tu m'entends?
- Alors ça veut dire que j'ai bien agi n'est ce pas?
Il ne répondit pas, je répétais ma question:
- Alors ça veut dire que j'ai bien agi n'est ce pas?
Il ne réagit pas. Je me réveillais en sursaut, pleine de sueur. "Ce n'était qu'un rêve" me répétais-je à moi même. "Rien de plus qu'un rêve".
Mais voilà, j'entendis subittement le bruit d'une voiture entrer dans la cour, pourquoi s'inquiéter? C'est l'heure à laquelle rentre Papa tous les jours, d'ailleurs, c'est sûrement lui. Alors pourquoi mon coeur bat il à la chamade?
Ce n'était qu'un rêve, n'est ce pas?
La sonnette retentit. Je descendis les marches, me postai devant la porte. Ce n'était qu'un rêve n'est ce pas? J'entendais encore la voix de mon frère: "Quoiqu'il arrive, ne les laissent jamais entrer dans la maison, sous aucun prétexte tu m'entends?". Mais je n'ai pas à m'en faire, ce n'était qu'un rêve. Mais alors pourquoi Papa sonne t-il? Il n'a pas les clés?
J'ouvris...
Posté le 05.01.2008 par histoirescourtes
Y'a des jours quand je me lève, je me demande ce que je fou là, pourquoi je suis encore là, pourquoi je me lève encore pour aller en cours. Pourquoi je fais toutes ces choses docilement alors que je n'en ai pas envie? C'est ma vie, mais je la vis comme si elle appartenait aux autres. Les autres, ceux qui me prédisent un avenir brillant pourvu que je fasse ce qui leur plait. Au fond, ils s'en fichent bien de ce que je peux devenir, mais ça fait bien de dire ça malgré tout. Ainsi, on donne l'illusion d'être une personne intéressante, digne de respect.
Moi, si j'avais pu choisir, si je pouvais choisir, ma vie, je la ferais avec toi. Loin, très loin. Loin de cette société d'hypocrites. Loin de tous ces gens qui vous souhaite beaucoup de bonheur mais n'espèrent en fait que de vous voir tomber pour mieux les aider à grimper les échellons. Loin de cette société corrompue qui ne correspond pas à mes attentes. Loin du bruit, loin des ennuies, loins des problèmes... Loin de tout, prêt de toi!
On irait sur une ile déserte, dans un immense palais, où le luxe n'égalerait que le calme présent en ces lieux.
Mince, je voulais quitter la société et voilà que je la recrée dans mon paradis. Ca veut dire que c'est une chose ancrée en nous, la société? Au fond, on est comme eux, je suis comme eux. On est tous pareil. C'est pour ça que j'essaierai de le fuir si je pouvais.
En allant sur cette île, où nous serions juste toi et moi. Nous aurions toutes nos journées de libres, nous n'aurions qu'à nous préoccuper de nous même. C'est ce que devrait chacun tu crois pas? Se préoccuper de soi, pas des problèmes futiles qui accompagne tout à chacun.
Je m'y vois déjà tu sais, lové dans tes bras, je serrais bien. On aurait notre immense maison, une île rien qu'à nous, une plage de sable fin, l'eau couleur azure à perte de vue. Loin de tout. Juste ensemble. Ce serait merveilleux. Je m'y vois déjà, parfaitement, je sais que je serais heureuse. Je le sais. Bien sûr parfois on serait en désaccord, et il arriverait qu'on brise la belle vaisselle. On ferait chambre appart pendant une nuit. Mais ça ne durerait jamais longtemps. Parce qu'aucun de nous n'en a la volonté. N'est ce pas? Il est tellement plus de simple de s'aimer que de se hair. Aimer est une chose naturelle, la gentillesse aussi. Etre gentil, aimable, doux, ne demande aucun effort, c'est naturel. Mais etre méchant, satyrique, hypocrite demande des efforts surhumains. Alors pourquoi lutter contre sa nature? De toute façon, on se pardonnerait l'un l'autre très vite, je le sais. Et tout repartirait normalement, selon son bon vouloir. Je pense que ce serait de la sorte que j'aimerais vivre ma vie.
Mais tout ceci n'est pas possible, et on ne peut fuir le monde de la sorte. Bah je ne suis plus une petite fille, je sais ces choses. Mais rêver est tellement bien! S'inventer un monde et se laisser croire qu'on pourrait y vivre, ne serait-ce qu'un instant, c'est merveilleux. C'est pourquoi toi aussi tu dois laisser courir ton imagination, t'inventer des rêves, même une chose impossible, pourquoi pas?
Après tout, Rêver c'est vivre... Et moi, je veux vivre en croyant à un rêve... toi.
Posté le 17.07.2007 par Karine Marcé
je voulais m'excuser d'avoir changer l'histoire mais je n'étais plus vraiment inspirée. Désolée! Néanmoins, si certains le souhaitent vraiment, je raconterais l'histoire de la Dame Blanche.... ^^ merci de votre compréhension!
A peine avais-je mis un pied dans la classe que je le vis. Son visage, son regard, son sourire, son corps que je devinais musclé... tout chez lui me semblait parfait. Il me vit, m'adressa un sourire amusé, me proposa une place à coté de la sienne, me fit la bise, me sussura quelques mots à l'oreille pour savoir comment j'allais. C'était lui qui, chaque jours, sans qu'il en soit conscient, illuminait mes journées, c'était lui que j'aimais, c'était de lui dont je parlais si souvent... C'est de lui dont je suis éprise.
Oh bien sûr, il ne le sait pas. C'est comme à chaque fois! C'est toujours la même histoire, celle que tout le monde connait au moins une fois dans sa vie. Je l'aime mais il ne le sait pas. Je suis sa meilleure amie, mais je ne veux pas le savoir. La vie, c'est bizarre! Parce que moi je l'aime vraiment, c'est de lui dont je rêve, c'est de lui dont je parle, c'est lui que je veux! Ce qu'il veut lui? Je n'en ai aucune idée, mais je ne tiens pas tant que ça à le savoir... Il ne m'aime pas comme je le souhaiterais, c'est tout ce que je sais. Mais c'est déjà trop à supporter. Trop direct, trop sincère, trop dur... Il ne comprends pas toujours mes réactions comme lorsque je le vois enlacer une autre fille. Comment devrais-je réagir? Comme une meilleure amie? Impossible. Impossible car tout simplement, je l'aime! Et je suis triste qu'il puisse y en avoir une autre que moi, et il est triste de me voir ainsi. Chacun pleure dans son coin, sauf que moi je sais pourquoi je pleure, lui non! Alors dans ces moments là, je lui dis qu'il saura, je promets. Oui il saura, mais pas tout de suite, un jour, pas maintenant! Et voilà à quoi ressemble mes journées... Et le temps passe, et je l'aime toujours plus. Et le temps passe encore, et je l'aime. Et le temps passe et nous sommes toujours aussi proches l'un de l'autre. Et le temps passe...
Un jour qui ressemblait pourtant à tous les autres, je reçus de sa part le message suivant: "Il faudra que je te parle à la récré. C'est important!". Mon coeur s'emballa à une vitesse incroyable. Non, c'était impossible! Pas maintenant! Pourquoi à ce moment précis? Que me veux t-il? Et s'il me faisait une... déclaration? Non, impossible! On parlait de Jake là! Non c'était autre chose. Il fallait que ce soit autre chose. Vous vous demandez pourquoi? Je vous l'ai pourtant dit, le temps passe!
Je rejoins Jake à la récré, il me prit dans ses bras, il ne dit rien, moi non plus... Finalement il prit la parole:
"Jen, ça fais longtemps que je ressens plus que de l'amitié envers toi. Je veux dire, tellement longtemps que je n'en peux plus, je dois te le dire... Jen, je t'aime".
Ces mots, je l'ai avaient attendus tellement longtemps, que je ne trouva rien d'autre à faire que de pleurer. Pleurer de soulagement, pleurer de chagrin aussi. Parce que je ne voulais pas lui faire de la peine. Et pourtant j'allais lui en faire. Il était à mes yeux mon meilleur ami, j'étais à ses yeux la femme de sa vie. Et oui, le temps à passé et mes sentiments se sont peu à peu évanouis.
- Jake, lui dis je tendrement, Jake, je suis désolée, mais c'est amour n'est plus possible. Ces mots, je les attenduent il y a bien longtemps, mais aujourd'hui, mes sentiments ont changés, je ne peux dire pourquoi.
Interloqué, il répondit:
- Tu m'as aimé?
- Oui.
- Longtemps?
- Oui.
- Et je n'ai rien vu...
- Oui.
Ces mots me firent mal, autant qu'à lui je crois. Ma seule faute était de l'avoir aimé trop tôt, son seul regret était de m'avoir aimé trop tard. Mais cette histoire, bien qu'elle soit une pure fiction, reste néanmoins réelle et bien des personnes ont déjà connu ça. Demandez leur, elles vous le dirons aussi bien que moi: Aimer à un pouvoir destructeur sur l'autre...
Posté le 24.06.2007 par Karine Marcé
A l'école, avec les copains, on a beaucoup parlé ce midi à la cantine. Mais pas de foot ou de filles! Ah non, on a parlé sérieusement! Une chose assez rare je dois avouer. C'est Michaël, mon meilleur ami, qui a lancé le sujet. Nous avons discuté sur les monstres vivant dans les chambres. Ca faisait un peu peur, je dois avouer, mais j'ai appris beaucoup de choses utiles, et j'en suis venu à la conclusion suivante; il y a un monstre sous mon lit!
- Souvent ils vivent sous les lits des enfants, commença Michaël, c'est pour ça que j'évite de laisser glisser des jouets sous mon lit, sinon, je ne les récupère pas! Le monstre me mangerait.
- Et comment on sait si sa chambre est habitée par un monstre? Demanda soudainement Théo, coupant Michaël qui allait reprendre sa phrase.
- Et bien il y a plusieurs signes. Mais déjà, tu ne vois jamais sous ton lit, il y a toujours des ombres très foncées qui le cache, même de jour. Mais en fait, ces ombres, c'est là où le monstre se cache, c'est pour ça qu'il faut faire attention. Aussi, des jouets disparaissent, ou changent d'endroits. Mais en fait, c'est le monstre qui les prends pour que tu viennes les chercher sous ton lit, et pour qu'il te mange. C'est un piège! Et enfin, la nuit, ton lit craque et tu entends comme des pas sur le parquet... C'est encore lui, toutes les ruses sont bonnes pour nous attirer! Mais les parents ne peuvent pas les voir, c'est ce qui les rendent si dangereux.
Et ainsi avait été lancé la discution qui dura tout le repas. Le soir, je rentrai, courus dans ma chambre. Ma petite voiture rouge avait disparut! Elle n'était plus sur le circuit automobile. Pourtant, j'étais certain de l'y avoir laissé, j'y ai même joué ce matin!
D'instinct, je regardai sous mon lit, et, malheur des malheurs, je ne voyais pas au dessous car il y avait beaucoup d'ombres, presque noires. La nuit tombait, je criai:
- MAMAAAAAAAAAAAN! MAMAAAAAAAAN Y'A UN MONSTRE SOUS MON LIT! MAMAAAAN!
Deux minutes après, Maman passa la porte, affolée.
- Que ce passe t-il mon chéri?
- Regarde, y'a un monstre sous mon lit! Même qu'il a prit ma petite voiture rouge pour me manger!
Maman me regarda, sourit. Elle me prit dans ses bras si chaleureux, me fit un gros câlin, m'embrassa, me sussura des petits mots doux pour me rassurer:
- Mais non mon chéri, les monstres ça n'existe pas, tu le sais bien! C'est encore ton frère qui t'a raconté ça? Lui, je vais lui dire deux mots! Mais il veut juste te faire peur, rien de plus! Et puis, tu sais bien que je te protegerai des monstres quoiqu'il arrive, allez, va te mettre en pyjama, on va bientôt manger.
Maman avait toujours les mots justent pour me rassurer. Je me mis en pyjama, allai manger, puis, ce fut le moment d'aller me coucher, et la peur me reprit. Je sautai sur mon lit afin de ne pas toucher le sol près de l'ombre. Maman vint me faire un bisou, me laissa, éteint la lumière.
Au début, je n'entendais rien, puis, j'entendis un bruit, ou plutôt deux. Deux petits bruits qui se suivaient successivement. C'était sûrement lui, le monstre. "boum boum". Mais que dois-je faire? J'ai peur! "Boum boum". Maman, j'appelle Maman. "Boum boum". Mais si elle se faisait mangé elle aussi? "Boum boum". J'étais terrifié, je n'osai même plus bouger. "Boum boum". Le bruit devint plus fort, plus rapide. "Boum boum". "Boum boum". Impossible de ne pas l'entendre, et il était juste en dessous de moi! "Boum boum". "boum boum". J'étais entortillé dans mes couettes, j'attendais un miracle, Maman, j'attendais Maman. "Boum boum". "Boum boum".
- MAMAAAAAAN, hurlais-je effrayé, MAMAAAAN IL EST LA, IL EST SOUS MON LIIIIT!
Maman accourut aussitôt, le bruit se tut de suite. Elle m'embrassa, me rassura, regarda même sous mon lit, me le fit montrer.
- Tu vois, il n'y a rien mon chéri! Rendors toi.
Elle me borda, m'embrassa, ressortit de la pièce, éteint la lumière, ferma la porte.
Puis, les bruits revinrent d'eux même. "Boum boum". "Boum boum". Mais pourtant il n'y avait rien, Maman me l'avait dit, et Maman ne ment jamais! "Boum boum". "Boum boum". Je pris mon courage à deux mains, alluma ma lampe de chevet, elle éclairait très faiblement. "Boum boum". "Boum boum". Je descendis de mon lit, me pencha pour regarder dessous. Les bruits cessèrent. Un silence pesant s'installa. D'abord, rassuré, je ne vis rien. Puis, deux yeux sintillant apparurent, comme des yeux de felins brillants dans la nuit. Je voulus crier mais rien ne sortis de ma bouche. Tout se passa très vite. Je sentis une main me saisir le bras, m'emporter sous mon lit. J'étais pétrifié, je ne bougeais plus. Je restai immobile. J'entendis un bourdonnement. Je fermais les yeux. J'entendis un grand bruit. Je sentis un piccotement au niveau de la poitrine. Je crus même apercevoir mon petit coeur dans la main du monstre. Je fermai les yeux. Inanimé.
Le lendemain, on retrouva le corps du petit garçon pendu au dessus de son lit. Il avait une cicatrice au niveau du coeur. Comme si quelqu'un le lui avait arraché pour le lui recoudre ensuite. Quelqu'un? Ou Quelque chose? Enfin, ce n'est qu'une histoire après tout. Les monstres sous les lits n'existent pas. Enfin, je crois...
Posté le 24.06.2007 par Karine Marcé
Voilà, ce sont les vacances, ce qui signifie que j'ai beaucoup de temps libre. C'est pour quoi j'ai décidé de m'occuper d'avantage de ce blog et j'ai pleins de nouvelles histoires en tête! Par contre, j'ai bien réfléchi, et j'ai décidé de signer toutes mes histoires de mon propre nom et de laisser de coté les pseudonymes... (on ne sait jamais, et si un éditeur passait par là?) lol, bon là je rêve un peu, mais après tout... l'espoir fait vivre!)
Donc si vous avez des thêmes d'histoires que vous voulez que j'aborde ou bien des images qui méritent une histoire, vous n'avez qu'à me les envoyer et je ferais tout mon possible!!
Merci à tous ceux qui me suivent!
Posté le 23.06.2007 par Karine Marcé

Dès que je l'ai vu à Noël, ça a été le "coup de foudre"! De suite, je n'ai eu d'yeux que pour lui et j'en ai oublié mon ancien! Tout c'est passé de façon très vite, je n'avais rien vu venir! Depuis ce jour, lui et moi sommes tout le temps ensemble. J'aime beaucoup sortir en ville avec lui, "l'exibant" ainsi à la vue de toutes qui me le jalousent... Mes amies me le disent souvent d'ailleurs: "Ah oui je l'avais vu l'autre jour en allant en ville! Il est trop beau, j'aimerais trop avoir le même! Comme je t'envies! Il est si... parfait!" Et là, comme à chaque fois, elles entrent toutes dans une description élogieuse. Mais comme je le leur répète si souvent de façon très modeste: "Oui mais c'est le mien!" Et effectivement, je l'adore! Non, je ne l'adore pas, je l'aime! Lui et moi c'est pour longtemps. Je le sais! Même quand je vois les autres que mes amies disent "mieux, plus performant" je reste impassible. Non, le mien, c'est le meilleur! Dès que je le vois mon coeur palpite et parfois même je me surprends à penser: "Il est vraiment rien qu'à moi? C'est vrai? C'est le mien?". Mais oui, pour toujours et jusqu'au bout du monde, il restera mon portable, mon petit portable chéri...
Posté le 05.06.2007 par Karine Marcé
En hommage au 100e commentaire posté sur ce blog, je dédis cet article à Anastasia, ainsi qu'une prochaine histoire (quand j'aurais enfin écris celle à Sylviane et celle à Gwendoline, lol)...
Et avant de partir, n'oubliez pas de cliquer ici
http://iloverocknroll.centerblog.net/